Pot d’accueil CIEL78 réfugiés

Une réception de bienvenue des familles nouvellement installées à Maisons Laffitte et de remerciement aux bénévoles et intervenants dans cette opération s’est déroulée dans le Church Hall de l’église anglicane de Maisons Laffitte HolyTrinity.

pot-ciel78

Y participaient bien sur les deux familles accueillies, la famille syrienne de Samaia, et la famille irakienne de Jinan dans une atmosphère très fraternelle (et gourmande).

Les bénévoles de CIEL78 y étaient présents, ainsi que les représentants de Solidarité Logement et le Secours catholique.

Le père Grégoire de la paroisse catholique ouvrit l’événement suivi par le révérend Olaf de l’église anglicane.

Cette réunion très conviviale qui visait aussi à remercier les propriétaires des appartements loués et tous les contributeurs à l’accueil se termina par un émouvant Notre Père psalmodié en aramaïque par Jinan et ses deux filles.

Un moment inoubliable.

Bulletin d’information n° 5 octobre 2016

Chers amis,

Votre soutien continue de faire vivre cet accueil devenu réalité !

La famille Jahoula-Adam (venue d’Irak) est bien installée.

Jinan, la maman, travaille à mi-temps à Poissy ;  Hind, sa fille, est toujours employée en CDI dans un grand hôtel à Paris. Elles sont bien accueillies et s’intègrent fort bien parmi nous.

Daniel Bomy et Christine Salisbury sont les référents de CIEL pour cet accompagnement, adressez-vous à eux pour proposer votre aide.

 La famille Al Khouri (venant de Syrie) obtient un logement à Paris.

Après un été parmi nous il leur a été proposé très récemment un logement HLM sur Paris.  Sœur Raghida ayant une activité sur Paris le  déménagement est prévu avant la fin de l’année.

Nous nous réjouissons de cette évolution conforme aux souhaits de cette famille.

Nous les remercions de leur confiance en nous et des liens d’amitié qui ont pu commencer à se créer.

Les deux familles nous font  part de leur grand bonheur d’avoir été ainsi accueillies.

Nous vous transmettons donc leurs remerciements exprimés lors d’un pot amical les réunissant avec quelques représentants de nos diverses communautés.

  • Préparer l’arrivée du nouveau couple syrien.

Le départ pour Paris de la famille  Al Khoury libère leur logement actuel. Nous pensons plus rapide et simple de continuer la location pour le couple Haddad venant de Syrie également.

Comme déjà évoqué ce nouveau couple arrivera à la fin de l’année (nous tâcherons de bien articuler ce changement de locataire) avec peu d’affaires et de ressources. Nous commençons déjà à accumuler les meubles et affaires qui leur seront indispensables. Nous aurons également à les aider dans les nombreuses démarches de demande d’asile puis de demande de statut de réfugiés, statut obligatoire pour avoir le droit de travailler en France.

L’ampleur de la tâche est donc importante et plus que jamais nous comptons sur votre soutien matériel et spirituel.

Le comité de pilotage.

Comme nous continuons à dépenser vos dons pour couvrir les aides financières aux refugiées nous redonnons les coordonnées nécessaires pour maintenir  votre soutien. Merci d’avance.

Dons (reçu fiscal possible) à envoyer ou déposer    Presbytère de Maisons- Laffitte 43 rue du Fossé 78600 Maisons-Laffitte

 Chèques à l’ordre de        SLMM/ CIEL Réfugiés

Pour virement bancaire et obtenir le RIB de CIEL réfugiés contacter : contact[at]ciel78.fr

                                                                                                                                                  

Bulletin d’information n° 4 Septembre 2016

Bulletin d’information n° 4 sur l’accueil de réfugiés: mi-septembre 2016

 Chers amis,

Votre soutien continu fait vivre ce beau projet devenu réalité !

Nous pouvons mettre en œuvre deux des trois actions envisagées depuis le début.

Les réfugiées syriennes (famille Alkhouri) sont installées depuis juillet à Maisons-Laffitte.

Suite à notre « campagne »  de demande de logement une propriétaire a proposé en location un appartement près de la gare. Nous la remercions chaleureusement.

SLMM a rédigé le bail, le contrat d’assurance et les dépôts de garantie ont été pris en charge par CIEL.

Votre soutien financier, à maintenir,  est utile pour compléter les seuls revenus de Sœur Raghida qui est en recherche d’activité pastorale et a postulé pour un HLM à Paris.  Sa maman Samaia et sa jeune sœur Najat n’ont pas de revenus. Et la mise en place des aides sociales est en cours mais non effective. Il serait bon que Najat dispose rapidement de ressources suffisantes pour contribuer aux dépenses de logement et de vie de tous les jours. Son  niveau de français (B2) est un peu limite pour une recherche d’emploi salarié fixe, mais elle peut sans doute effectuer des tâches de garde d’enfant (elle était institutrice en Syrie) ou équivalent si vous en avez à proposer.

Naturellement un effort de notre part est indispensable pour les accompagner au-delà du plan financier.

Eric  Peyrard et Jacques Hervier sont les référents de CIEL pour cet accompagnement, adressez-vous à eux pour proposer votre aide.

 Les réfugiées irakiennes (famille Jahoula-Adam) sont installées désormais dans un logement sain.

La généreuse proposition d’un paroissien de Maisons-Laffitte a permis à Jinan et à sa fille Hind d’emménager le 30 juin dans un logement plus adapté. Bien situé il permet aisément à Hind d’aller à son travail à Paris et à Jinan d’aller à son travail à Poissy. C’est pour tous une heureuse nouvelle. Nous ne manquerons pas de vous solliciter pour les divers besoins qui pourraient se profiler.

Daniel Bomy et Christine Salisbury sont les référents de CIEL pour cet accompagnement, adressez-vous à eux pour proposer votre aide.

Les deux familles nous font  part de leur grand bonheur d’avoir été ainsi accueillies.

Nous vous transmettons donc leurs remerciements.

  • Préparer l’arrivée d’un couple syrien ?

Au début de 2016 la FEP (Fédération d’Entraide Protestante) nous avait « affecté » un jeune couple (médecin et professeure). Il semble que ce couple soit en France dans une autre ville d’accueil. De ce fait c’est un couple  plus âgé qui pourrait venir d’Alep. Mais à cause de la situation là bas nous n’avons pas de confirmation, ni de la décision de venue et encore moins de la date. Ceci nous incite à nous préparer à une arrivée inopinée qui peut être proche (Novembre ou Décembre) et il faudra engager une recherche rapide de logement (merci de nous aider si vous avez des pistes) et organiser un suivi important. Car ils auront sans doute peu de ressources et il leur faudra entamer un cycle important de démarches administratives pour passer du statut de demandeurs d’asile à celui de réfugiés.

L’ampleur de la tâche est donc importante et plus que jamais nous comptons sur votre soutien matériel et spirituel.

Le comité de pilotage.

Comme nous commençons à dépenser vos dons pour couvrir les aides financières aux réfugiées nous redonnons les coordonnées nécessaires pour maintenir  votre soutien. Merci d’avance.

Dons (reçu fiscal possible) à envoyer ou déposer    Presbytère de Maisons- Laffitte 43 rue du Fossé 78600 Maisons-Laffitte

 Chèques à l’ordre de        SLMM/ CIEL Réfugiés

 Pour virement bancaire et obtenir le RIB de CIEL réfugiés contacter : contact[at]ciel78.fr

Méditation biblique sur l’exilé

Nous retransmettons cette méditation proposée par notre partenaire la FEP dans le cadre de sa campagne sur l’accueil des exilés. Bonne lecture:

Bandeau Exilés l'accueil d'abord

Accueillir, parce que ça nous est donné

Nos choix éthiques et politiques ne sont pas la condition de notre identité chrétienne, ils en sont la conséquence, selon ces mots prêtés à Luther :

« ce n’est pas parce que nous faisons le bien que Dieu nous aime, mais c’est parce que Dieu nous aime qu’il peut nous arriver de faire du bien. » Il ne nous est pas commandé d’accueillir, il nous est donné d’accueillir. Ce n’est pas d’abord un devoir moral, c’est d’abord un don.

Car ce qui nous est donné, c’est d’être nous-mêmes des accueillis. Ce qui nous est donné, c’est de dépendre nous-mêmes de la seule bonté de Dieu et des autres. Et de nous y abandonner. Remettre son identité ultime dans les mains de Dieu, c’est laisser parler en soi sa Parole qui nous donne l’audace de croire, d’espérer et d’aimer.

En chemin… là où Dieu parle

« En chemin », c’est une des façons possibles de traduire les fameux « bienheureux » des béatitudes (Mt 5, 3-12). Nous sommes appelés à être en chemin, à migrer depuis la suffisance vers l’altérité. Depuis le contentement de soi vers le vide du cœur – la miséricorde.

Non seulement « en chemin », mais sur le « chemin de la justesse ». Être migrants sur le chemin de la justice que Dieu nous donne, telle est notre vocation.

Toute la Bible est le récit d’une Parole en chemin, au fil de l’histoire. D’exode en exil, nous sommes tous voyageurs au travers des siècles, au travers des monts et des plaines. Nul ne vit, s’il n’est en chemin entre peur et audace, méfiance et confiance, péché et foi. Et comme une source dans le désert, une parole nous précède et nous appelle : Dieu est là où une parole nous (re)met sur le sentier de ce qui fait vivre. Cette parole devient alors sa Parole. Quand un père, une mère, un jeune risque sa vie à l’appel de la vie, c’est Dieu lui-même qui parle.

Quand l’étranger nous convertit

Un jour, Jésus a été bouleversé par la plainte d’une femme de Syro- phénicie, cette contrée qu’on accusait d’avoir pratiqué des sacrifices d’enfants (Mt 15, 21-28). Or, cette païenne implorait pour son enfant : elle se contenterait de miettes, pourvu que vive sa fille, dût-elle transgresser codes et frontières.

Et voilà que Jésus découvre que la foi déborde les limites historiques, ethniques, culturelles et religieuses. Et voilà que cette femme découvre un Dieu qui se laisse émietter. Et voilà que la foi surgit de cette découverte réciproque. Abolissant les frontières, Jésus perçoit l’extension de son ministère jusqu’aux confins de l’humanité. C’est d’une femme païenne que jaillit cette confiance mutuelle, qu’on appelle la foi.

Une même humanité au détour du chemin

S’il est un Royaume de Dieu, c’est bien ce banquet des épousailles entre ciel et terre, auquel sont invités, non plus seulement des amis triés sur le volet mais aussi toute une bande d’éclopés de l’existence. Toute une bande amassée au bord des chemins de traverse. Et quand bien même parmi eux quelques-uns n’auraient pas l’habit requis, la salle demeure ouverte à tous, pour ces noces du Fils de l’homme. (Lc 14, 15-24)

Les migrants, dans un ultime sursaut choisissent la vie. Pour les leurs et pour eux. Qui les en blâmerait ? Ils viennent, avec pour seul bagage, leur courage et cette confiance qui pousse à demain malgré le déluge de mort qui engloutit leurs villes et villages. Ils incarnent ce que Dieu promet pour l’humanité : l’élan vers la vie, l’espérance au creux du désespoir, la résurrection malgré la mort.

« Dans le monde, vous connaissez la détresse, mais courage ! Moi, j’ai vaincu le monde. » (Jn 16, 33)

Si nous croyons…

Si nous croyons que Jésus-Christ a sauvé le monde, qu’avons-nous à redouter ?

Si nous croyons, nous n’avons qu’un combat :

le Sien, contre la méfiance qui défigure l’humain.

 Didier FIÉVET, pasteur

 

Bulletin d’information n° 3 sur l’accueil de réfugiés: fin juin 2016

Chers amis,

Votre soutien continu fait progresser ce beau projet !

Car ce projet avance bien.

Nous sommes en phase de mise en œuvre des actions envisagées depuis le début.

Pour les réfugiées syriennes un logement a été trouvé.

Suite à notre «  campagne »  de demande de logement une propriétaire a proposé en location un appartement près de la gare. Nous la remercions chaleureusement. L’appartement a été présenté aux syriennes qui l’ont trouvé adapté à leurs besoins.

SLMM a rédigé le bail qui est en phase de signature. Votre soutien financier, qu’il va falloir maintenir, permettra donc à la maman et à Najat, la sœur de Sœur Raghida, de passer des jours plus paisibles dans ce logement. Naturellement un effort de notre part est indispensable pour les accompagner au-delà du plan financier. Il serait bon que Najat dispose rapidement de ressources suffisantes pour subvenir correctement aux dépenses de logement et de vie de tous les jours. Un bon niveau de français et une aide à la recherche d’emploi seront les bienvenus.

Eric  Peyrard et Jacques Hervier sont les référents de CIEL pour cet accompagnement, adressez-vous à eux pour proposer votre aide. Nous cherchons en particulier des accompagnatrices pour aller discuter, jouer aux dominos et prendre le thé avec Najat et sa maman.

  • Relogement en cours des réfugiées irakiennes présentes à Maisons-Laffitte.

La généreuse proposition d’un paroissien de Maisons-Laffitte permet donc à Jinan et sa fille Hind d’emménager le 30 juin dans un logement plus adapté. Bien situé il permettra aisément à Hind d’aller à son travail à Paris et à Jinan d’aller à son travail à Poissy.Le travail de Jinan a été trouvé grâce aux contacts de la paroisse catholique; Du coup son français s’est beaucoup amélioré.

C’est pour tous une heureuse nouvelle. Nous ne manquerons pas de vous solliciter pour les divers besoins qui pourraient se profiler.

Daniel Bomy et Christine Salisbury sont les référents de CIEL pour cet accompagnement, adressez-vous à eux pour proposer votre aide.

  • Préparer l’arrivée du couple syrien.

Nous ne connaissons toujours  pas la date d’arrivée du jeune couple de syriens d’Alep que nous avons promis d’accueillir. La situation à  Alep est malheureusement épouvantable mais nous espérons les voir en France le plutôt possible.

Ceci nous incite à nous préparer à une arrivée inopinée qui peut être proche et il faudra engager une recherche rapide de logement (merci de nous aider si vous avez des pistes) et organiser un suivi important (peut être durant la période de vacances d’été) car ils auront très peu de ressources et il leur faudra entamer un cycle important de démarches administratives pour passer du statut de demandeurs d’asile à celui de réfugiés.

L’ampleur de la tâche est donc importante et plus que jamais nous comptons sur votre soutien matériel et spirituel.

Le comité de pilotage.

Comme nous commençons à dépenser vos dons pour couvrir les aides financières aux refugiées nous redonnons les coordonnées nécessaires pour maintenir  votre soutien. Merci d’avance.

Dons (reçu fiscal possible) à envoyer ou déposer    Presbytère de Maisons- Laffitte 43 rue du Fossé 78600 Maisons-Laffitte

 Chèques à l’ordre de        SLMM/ CIEL Réfugiés

 Pour virement bancaire et obtenir le RIB de CIEL réfugiés contacter : contact[at]ciel78.fr

A Alep même les cercueils manquent

Libération : article du 9 juin 2016

Alep le 5 juin 2016

Il n’est plus permis de mourir à Alep. Le service de médecine légiste de la ville a annoncé mardi l’épuisement total des linceuls, cercueils ou sacs pour la conservation et le transport des cadavres. Le nombre de morts a dépassé toutes les prévisions ces deux dernières semaines, variant entre 20 et 50 par jour dans les zones de la ville et de sa région contrôlées par l’opposition syrienne armée. Ce carnage se déroule sans trop de bruit, contrairement à avril. Pendant que l’attention du monde est tournée vers les batailles engagées contre les places fortes de l’État islamique en Irak (Fallouja) et en Syrie (Minbij ou Raqqa), le régime de Damas a repris ses raids aériens incessants sur la deuxième ville du pays, avec l’appui de l’aviation russe. «Nous soutiendrons activement l’armée syrienne par les airs pour empêcher les terroristes de s’emparer de territoires», a réaffirmé lundi à Moscou Serguei Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères.

Alors qu’il ne reste plus grand-chose à détruire à Alep, régulièrement assommé depuis plus de trois ans par les barils explosifs à bas coût et aux effets dévastateurs, Damas et ses alliés continuent de s’acharner contre la ville. Malgré la mobilisation massive au sol de milices iraniennes, libanaises et irakiennes aux côtés des forces gouvernementales syriennes, Alep a jusque-là résisté aux assauts. Menacée d’encerclement depuis plus d’un an, la moitié est de la ville, où vivent encore près de 300 000 habitants, survit miraculeusement. Ses enfants vont à l’école entre les raids aériens, ses services municipaux sont gérés, sa défense civile est devenue experte pour dégager les corps de sous les décombres. Il lui manque juste 1 000 linceuls, 1 000 sacs et 200 cercueils, pour une valeur totale de 11 600 dollars, indiquent ses médecins légistes à l’intention d’éventuels donateurs. Les habitants d’Alep ne demandent plus qu’une mort charitable.

par Hala Kodmani Journaliste au service Monde de Libération  @HalaKodmani

Lettre d’Alep

Lettre d'Alep 1Comme vous le savez, notre offre d’hébergement devrait permettre à un jeune couple d’Alep d’obtenir un visa pour arriver en France. Nous avons reçu de leur part une première lettre que nous partageons ici.

 

Je m’appelle ……….     fils de ………..  j’ai 30 ans, je suis docteur (gynécologiste ), ma religion est chrétienté grecque catholique je suis né en Syrie à Alep et je vis à Alep rue ……  à côté d’Alep ancienne.

Ma femme s’appelle  ……..    fille de ….    , elle a 27 ans ,sa religion est chrétienté grecque orthodoxe .elle est maîtresse dans une école privé.

Nous habitons à Alep rue                     à côté de 1′ ancienne  Alep , un quartier dont la population est en grande   majorité chrétienne .La ville est coupée en deux et nous sommes à 300m des troupes islamiques séparés par un groupe de militaires syriens .. Depuis quelques temps, des bombes et des bouteilles de gaz sont jetées  sur nous par ces islamistes ; elles explosent de tous côtés autour de nous. Nous ne comptons plus le nombre de morts et nous avons très peur car nous savons bien que si les islamistes parviennent jusqu’à nous c’est la mort assurée parce que nous sommes en plus   des chrétiens.

Je ne sortais plus de chez moi. Je retenais ma respiration au passage des avions. Nous dormions dans les couloirs des maisons, loin des fenêtres. Le balcon de la maison d’en face a explosé sous nos yeux. Les gens ne sortaient plus dans la rue et la plupart des écoles ont fermé.

Cela devient de pire en pire car    il ya non seulement   des coupures d’eau et d’électricité mais maintenant depuis une semaine il n’y a plus de passage pour laisser passer le ravitaillement et la nourriture. Plus d’alimentation, et nous sommes obligés de vivre là où nous sommes avec nos réserves qui diminuent   de plus en plus. J’avais déjà quitté mon pays le 10 Août 2014 pour partir au Liban et nous nous sommes inscrits au UNHCR (document N° :                      ) mais comme je n’ai pas trouvé de travail

sur place et que la vie y est très chère, il m’a fallu revenir en Syrie pour subvenir à nos besoins Notre vie est sérieusement menacée et nous vivons dans une angoisse perpétuelle . Voilà pourquoi nous supplions la France de nous permettre de venir vivre sur son sol pour  y vivre en paix . Cette guerre est insoutenable et nous ne pouvons plus rester ainsi ; merci à la France de bien vouloir nous autoriser à quitter la Syrie pour nous accueillir chez elle . La guerre civile s’est transformée en guerre des religions et la minorité.

Notre vie est sérieusement menacée et nous vivons dans une angoisse perpétuelle et nous demandons vôtre aidé de venir chez vous pour vivre en paix , s’il vous plaît, merci beaucoup pour vôtre aidé, très cordialement en Christ

 

Le drame d’Alep

A man walks along a damaged street in the al-Katerji district in Aleppo, Syria July 29, 2015. Picture taken July 29, 2015. REUTERS/Abdalrhman Ismail - RTX1MDBA

Des milliers de Syriens fuient vers la Turquie, pour échapper aux bombes.

Dans le froid et la boue, abrités dans des camps de fortune saturés, près de 50 000 Syriens fuyant les bombardements à Alep et dans sa région, dans le nord de la Syrie, s’agglutinent aux portes de la Turquie. Ce nouvel exode, accompagné d’une grave crise humanitaire, a commencé début février, avec l’offensive d’Alep. Celle-ci pourrait marquer un tournant dans la guerre : à la faveur d’intenses bombardements russes, l’armée syrienne et ses milices alliées gagnent du terrain sur le territoire au nord-ouest d’Alep. À cause des combats, les localités de cette région se vident. Les forces pro-Assad cherchent à reprendre la zone aux groupes insurgés présents – il s’agit en majorité de formations islamistes. Les militaires avancent ainsi vers la frontière afin de couper tout ravitaillement en armes et en hommes depuis la Turquie, soutien de la rébellion. L’armée et ses supplétifs progressent dans le même temps vers la ville d’Alep, dont une partie est aux mains de brigades anti-Assad.

Alors que l’ouest de l’ancienne capitale économique est sous contrôle gouvernemental, l’Est est depuis 2012 tenu par les insurgés. Les habitants de ces deux zones vivent des souffrances similaires  : tirs d’obus – ou de snipers le long de la ligne de démarcation –, coupures d’eau et d’électricité, appauvrissement qui fait dépendre les plus démunis de l’aide humanitaire. Mais pour les civils de la partie orientale d’Alep, s’ajoute la terreur des barils de bombes largués par le régime et, depuis septembre, des frappes russes.

État de siège

Leur menace, ainsi que la perspective de se retrouver entièrement assiégés et affamés, poussent ces Aléppins à la fuite. Quitter ces faubourgs devient de plus en plus difficile. Les Nations unies ont lancé l’alarme : près de 300 000 civils risquent de se retrouver privés de nourriture, d’eau et de mazout, si l’armée et ses alliés assiègent l’est d’Alep, dont ils se rapprochent. Dans de nombreuses localités de Syrie, les civils paient durement le prix de cette tactique, utilisée principalement par le régime pour écraser ses adversaires retranchés.

Les combats en cours dans la région d’Alep redessinent aussi la composition des forces anti-Assad  : le Front Al-Nosra, groupe djihadiste affilié à Al-Qaida, a ainsi fait son retour dans les quartiers rebelles d’Alep. Faisant peser le risque de rivalités fratricides entre groupes insurgés, et de la mise au pas de la vie quotidienne

Dans la partie orientale de l’ancienne ville la plus peuplée de Syrie, la situation humanitaire se dégrade : selon une association médicale de la diaspora syrienne, le nombre des victimes des frappes ayant besoin d’une intervention chirurgicale augmente. La sortie des blessés est quasi impossible. Alors que le principal axe de ravitaillement des rebelles depuis la Turquie, qui servait aussi à faire entrer de la nourriture, a été coupé par le régime, des aliments entrent en contrebande depuis les quartiers Ouest, mais ils sont vendus à des prix faramineux aux habitants de la zone insurgée.

Dans ces faubourgs qui vivent sous un tapis de bombes russes, où les enfants n’ont plus que des cimetières comme terrains de jeux et vont à l’école dans des abris en sous-sol, au milieu d’immeubles dévastés, les annonces de trêve faites par les parrains internationaux des belligérants syriens semblent un mirage.

(article de Réforme 18 février 2016)